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La fabrication du papier à la main

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LA PRÉPARATION DE LA PÂTE
La pâte est produite grâce à la pile hollandaise. Elle brasse les fibres de bois, coton, lin, chanvre dans l’eau. L’eau permet de lier les fibres ce qui donne la solidité à la feuille. La pâte obtenue passe alors à la cuve où elle est diluée et maintenue à température constante. La dilution détermine le grammage (poids de la feuille au mètre carré). Avant de fabriquer la feuille, il faut spatuler la pâte régulièrement avec le «redable» pour éviter que la pâte se dépose dans le fond.

LA FORME
La forme est un cadre en bois dont le fond est un tamis. Elle permet d’égoutter la pâte et de réaliser une feuille de papier selon son format.

LE PUISAGE DE LA FEUILLE
On plonge la forme dans la pâte pour puiser la pâte et ainsi former la feuille. (Travail de l’ouvreur ou puiseur, nom de l’ouvrier qui puise la pâte).

LE LEVAGE DE LA FEUILLE
En relevant la forme, la pâte est égouttée en imprimant un mouvement de balancement. Cela permet à la fois de répartir la pâte et de favoriser l’enchevêtrement des fibres pour la rendre plus homogène, plus transparente, et plus solide.

L’ÉGOUTTAGE DE LA FEUILLE
La feuille est formée et égouttée.

LE COUCHAGE DE LA FEUILLE
On renverse la forme pour coucher la feuille sur un feutre lui-même posé sur un plateau et on la recouvre d’un autre feutre. On peut répéter cette opération pour obtenir une pile de 25 à 50 feuilles.
Le geste du «coucheur» est le plus difficile et le plus long à assimiler.
Il demande un apprentissage quotidien.

LA MONTÉE DU PLATEAU ET LE PRESSAGE
Sur le plateau les feuilles s’empilent et doivent être exactement superposées. Elle contiennent environ 90% d’eau il faut donc les mettre sous presse (exemple de presse : 30 à 50 tonnes sur un format raisin 50x65cm).
Suivant le type de pâte, le type de feutre et la surface de la feuille, le papier contient entre 55 et 65% d’eau après la pressée. La presse favorise les liaisons entre les fibres en éliminant progressivement l’eau et donne ainsi sa tenue à la feuille.

LE DÉCOUCHAGE DE LA FEUILLE
Une fois pressée, la feuille est alors suffisamment solide pour supporter au moins son propre poids et être manipulée.
On peut alors la «découcher» et la mettre à sécher comme du linge (1 à 3 jours).
Moins le papier contient d’eau après le pressage plus son séchage est homogène, moins il a de retrait
et plus il est facile à manipuler ensuite.

Voir aussi : La fabrication du papier à la main, une animation originale pour vos manifestations culturelles