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Abandonné depuis les années 1950, le moulin du Liveau, sur les rives de la Sèvre Nantaise à Gorges, va renaître. Pas pour élaborer de la farine comme ce fut le cas pendant plusieurs siècles, mais pour fabriquer du papier, comme au XIXème siècle. (Sèvre et Maine Hebdo – 3/05/2012)

Construit en pierre et en brique, l’édifice affecte la forme d’un vaste bâtiment ponctué de onze travées. La régularité des ouvertures, le choix des matériaux et la hiérarchisation des niveaux font de cet édifice un témoin tout à fait remarquable de l’influence italienne sur l’architecture de la vallée de Clisson.

 

LE PAPIER AU LIVEAU : 34 ANS D’ACTIVITÉ EN 550 ANS D’EXISTENCE

Les moulins rive gauche et rive droite, dits moulins de Oliveau, sont moulins auquel s’ajoute un séchoir à papier au xix siècles. Au temps fort de son activité, le complexe dispose de quatre roues hydrauliques. En 1826, la Baronne Bertrand-Geslin transforma le moulin de la rive droite en moulin à papier, activité plus prospère à cette époque, et construit le séchoir (étendoir). Cela durera jusqu’en 1860. (…)
Ces édifices sont l’un des derniers témoignages de l’activité papetière de la région. Le séchoir à papier est marqué dans son architecture par la forte influence italienne répandue à cette époque dans le canton de Clisson par les frères Cacault et Frédérique Lemot. Ayant acquis le site en 2001 afin de le préserver de la ruine, la commune avait pour objectif de lui redonner vie, en cohérence avec son passé et avec les objectifs de développement touristique et culturel de la communauté de communes.
(Sèvre et Maine Hebdo – 3/05/2012)

 

TREIZE ANS DE PROJET

1999 : pendant la tempête, le site est préservé d’un délabrement total avec la pose en urgence de bâches par la mairie.
2003 : la mairie de Gorges acquiert le site.
2004 : le projet du Liveau remporte le concours «sauvons les merveilles de notre patrimoine dans la catégorie patrimoine industriel. (Dossier pour le concours monté et présenté par l’association des Arts graphique en Vallée de Clisson).
De janvier à juin 2008 : le séchoir est rénové. Le coût du chantier avoisine les 290 00 euros. l’investissement est possible gr^ce à la Fondation du Patrimoine et le mécénat de Total (152 000 euros).
2010 : les travaux de la mise hors d’eau et hors d’air du moulin sont lancés. Leur coût atteint 340 000 euros. La Fondation du Patrimoine apporte 80 000 euros.
2011 : de son côté Sèvraval, syndicat de rivière (de la Sèvre nantaise sur la partie Loire-Atlantique), finance la restauration de la chaussée? Coût : 300 000 euros.
2012 : lancement des travaux pour l’aménagement intérieur du moulin (coût : 590 000 euros) et des voies d’accès (route et parking). Ouverture saison 2014.
Après 2014 : anagement intérieur du séchoir. (Sèvre et Maine Hebdo – 3/05/2012)

2015 : arrivée au moulin !